Au Népal,

enfants : ils ont été victimes d'un trafic,

adultes : ils regardent vers l'avenirs

pour le bien être des populations d'Hulma, Bajura, Mugu.

image d'un oiseau
image du bandeau d'accueil

Dans le cadre des Semaines de la Solidarité Internationale et de la journée des Droits de l'Enfant, en partenariat avec la Municipalité et l'Office Municipal d'Animation de Thyez, samedi 21 et dimanche 22 novembre 2015, l'association KARYA organise un temps de fête et de sensibilisation au profit des enfants déplacés ou victimes des trafics au Népal.

Fête des Lumières
We will rise again. Nous nous élèverons à nouveau.

Secoué par de violents séismes en avril et mai, le peuple népalais est une nouvelle fois confronté aux fureurs de la Terre, scénario catastrophe qui risque de se reproduire.

La jeunesse népalaise semble avoir pris conscience des problèmes politiques, de l'inorganisation et de la corruption du gouvernement : deux jours pour mieux comprendre le Népal, ses richesses, ses souffrances.

TIHAR : des Lumières pour les enfants !
Les 21 et 22 novembre 2015 au Forum des lacs - THYEZ

Cette année nous allumerons nos petites bougies pour toutes les personnes qui souffrent au Népal suite aux puissants séismes et pour accompagner tous les jeunes au renouveau de leur pays.

Un livret édité par Laurent (Terres du Népal ) : "We will rise again"

Livre : We will rise again

Slogan anglais désormais populaire au Népal. Le mot "Rise" a différentes significations : augmenter, lever, monter, naissance.
Il est aussi souvent lié à des éléments naturels comme le soleil et la montagne.

Vous pouvez le commander à Karya en nous envoyant un mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
15 € (frais de port inclus)


Quelques chiffres clé d’après une estimation de l’ONU :

  • 9 000 morts ;
  • 1 000 000 d'étudiants sans bâtiments scolaires ;
  • 286 000 familles d’agriculteurs ayant perdu leurs ressources ;
  • 456 postes de soins détruits, 690 endommagés ;
  • Des milliers d’enfants et de femmes en proie aux trafiquants d’êtres humains ;
  • 80 cm : l’élévation de l’altitude de Kathmandu, suite aux séismes d'intensité 7.8 le 25 avril et de 7.3 le 12 mai ;
  • 250 le nombre de répliques dans le mois qui a suivi et cela continue ;
  • 100 € le prix pour construire une maison provisoire ;
  • 40 € pour acheter un filtre à eau ;
  • 10 € pour acheter un sac de 30 kg de riz.

Toutes les informations, les renseignements que nous vous donnons se situent toujours dans une marge fluctuante, car tout change très vite, beaucoup d’incertitudes. Les points que nous pouvons mettre en avant :

  • C’est une véritable catastrophe qui va durer dans le temps.
  • Plus de 6 000 morts annoncés mais combien d’autres encore ?
  • Une multitude de sans-abris, de villages isolés, détruits où les secours n’arrivent pas, ou peu.
  • De nouvelles secousses tous les jours, de nombreux bâtiments encore debout mais qui menacent à tout instant de s’effondrer.
  • Un gouvernement qui ne parvient pas à s’organiser et à être efficace.
  • Un aéroport trop petit pour accueillir toutes les aides internationales.
  • Besoins de tentes, de nourriture, d’eau potable, pour faire face à une mousson qui risque d’arriver vite.
  • La grande menace des épidémies, des pillages.
  • Insouciance des familles qui rentrent trop vite dans les maisons, le danger est toujours présent.
  • Danger par les déplacements de populations d’amener des épidémies dans les régions reculées indemnes (Humla, Bajura, Mugu,…) totalement isolées des soins, des transports, des aides alimentaires.

Le peuple népalais est admirable. En ce moment, dans ce chaos, c’est lui qui nous donne des leçons de sérénité, d’humilité. Face à tant de souffrance il reste si digne, si calme, il arrive même à transmettre un sourire. C’est son karma, il espère avoir un meilleur karma dans son autre vie. Il accompagne ses morts et pour lui rien ne s’arrête. Il nous donne de belles images de solidarité, une force de vivre sans se lamenter, sans baisser les bras.

LA SITUATION ACTUELLE DE KARYA AU NEPAL :

Il est très dur d’avoir des informations, nous n’arrivons pas à joindre Farid et les jeunes que nous suivons.
Nous arrivons à avoir un contact régulier avec Laurent Hay, ancien bénévole de KARYA, qui gère actuellement à Katmandou l’agence « Terres du Népal ».
Un grand merci à Laurent qui, lui aussi, a besoin d’une petite bougie régulière, pour garder le moral, garder cette force d’aller de l’avant, de soutenir et d’aider les autres, ainsi qu’à Farid qui doit agir dans l’ombre, coupé de tout moyen de communication.

Nous savons que tous les jeunes que nous suivons depuis 2004 sont sains et saufs, une bonne partie sous la protection de l’ONG « Next Generation Nepal ». Ils vivent sous une toile près de la maison Karnali.

Farid, notre coordonnateur au Népal, venait juste d’ouvrir le Shanti restaurant à l’entrée du jardin botanique de Godawari. C’était un lieu d’accueil pour ce groupe de jeunes victimes de trafic. C’était un lieu de formation pour eux, certains ont participé à l’élaboration, à la mise en œuvre de ce projet, un autre travaillait sur tout l’aspect financier, d’autres se sont investis dans la rénovation. A l’avenir, certains auraient pu y trouver un petit boulot, véritable tremplin pour une vie active... en quelques secondes...
plus rien... tout est détruit...

Nous avions signé un partenariat avec 8 jeunes. Actuellement il semble que Farid soit avec Dharma, Khagendra, leur maman, Mangali, (le frère de Mangali ?) réfugiés, sous une toile, sur le parking du restaurant. Les pluies étant également au rendez- vous, il semble qu’ils aient pu aller s’abriter dans un établissement scolaire proche. Pour information, la maman de Dharma avait quitté pour la première fois son village d’Humla afin de passer 2 semaines avec ses fils et la voilà piégée à Katmandou. Nous venons juste d’avoir des nouvelles d’Aka et de Keshav, son frère. Chhakka et Adan étaient partis il y a plus d’un mois pour rejoindre leur village à Humla, nous espérons qu’ils soient toujours là-bas, zone reculée de l’épicentre.