Au Népal,

enfants : ils ont été victimes d'un trafic,

adultes : ils regardent vers l'avenirs

pour le bien être des populations d'Hulma, Bajura, Mugu.

image d'un oiseau
image du bandeau d'accueil
  • Un pays secoué par une catastrophe naturelle en avril/mai 2015 ;
  • Un gouvernement corrompu, inorganisé, incompétent ;
  • Deux grandes puissances qui tirent des ficelles pour se positionner vis-à-vis des rares ressources du Népal ;
  • Une communauté internationale qui se ferme les yeux, les oreilles face à d’autres enjeux politiques, économiques ;

Voilà 4 puissants ingrédients qui, en les mixant, apportent une multitude de souffrances aux plus faibles.

Après les fortes secousses sismiques qui ont endeuillé le Népal en avril, mai, ce pays vit une 2ème catastrophe humanitaire plus forte que la précédente.
En septembre le Népal signait enfin une constitution, espoir pour le peuple népalais qui attendait ceci depuis 2008. Cette constitution donne au pays un découpage géographique en 5 grandes régions ( Extrême-Ouest, Moyen-Ouest, Ouest, Centre, Est), englobant chaque fois des ethnies de la montagne et du Teraï. Immédiatement suite à cette proposition les Madhesis, ethnie du Teraï (multi culturelle avec beaucoup d’indiens) ont bloqué la frontière avec l’Inde. Cette dernière s’est engouffrée dans ce soulèvement, soutenant le peuple Madhesis. Depuis octobre elle soutient et renforce ce blocage.
Il faut savoir qu’actuellement le Népal dépend en majorité des importations avec l’Inde.

Carte des 5 régions du Népal

La situation catastrophique du moment :

  • Nous assistons à une grosse pénurie de carburant, de gaz ; des véhicules attendent sur des kms, durant des semaines, espérant un maigre approvisionnement ; idem pour les bouteilles de gaz.
  • Les approvisionnements en nourriture sont en grande diminution.
  • On essaie de cuisiner au bois. Lorsque l’on connait les conditions catastrophiques des forêts,
    ceci accentue le problème. La carte est réduite dans les restaurants.
    (Farid avait pu ouvrir son restaurant après les séismes, ce dernier est fermé depuis septembre.)
  • Un marché noir s’est mis en place, triplant, quadruplant les prix des produits
  • Beaucoup d’écoles sont fermées (pas de transport), ainsi que des services dans les hôpitaux : pas de carburant, pénurie de médicaments.
  • Il y a actuellement plus de 10 heures de coupure d’électricité par jour.
  • L’hiver est là, il n’est pas possible de se chauffer, de cuisiner dans les maisons.
  • Le premier ministre semble focalisé sur la prolongation de son séjour au pouvoir en apaisant les partis politiques au lieu de fournir des secours aux nécessiteux.
    Le gouvernement actuel ne fait qu’augmenter le nombre de ministres au lieu de trouver un palliatif à la crise
  • De nombreuses victimes du tremblement de terre meurent de maladies liées au froid, par manque de logements adéquats, de nourriture, d’hygiène, de soins.
© Association Karya
© Association Karya
© Association Karya

Le gouvernement ne semble pas inquiet sur le sort des victimes du tremblement de terre même si l'UNICEF et d'autres organismes nationaux et internationaux l’ont mis en garde contre une crise humanitaire suite à l'avènement de l'hiver.

© Association Karya
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Les énormes problèmes qui en résultent 

  • Suite au séisme, plus de 200 000 familles (soit environ 1 million de personnes) vivent dans une moyenne de 1500 m d’altitude, sous tente dans de très difficiles conditions. Beaucoup n’ont même pas suffisamment de couvertures pour espérer avoir un peu plus chaud.
  • Les secours, les approvisionnements ont énormément de mal à atteindre les villages de montagne.
  • L'UNICEF a récemment déclaré que plus de trois millions d'enfants au Népal de moins de cinq ans sont à risque de décès ou de maladie pendant les rudes mois d'hiver en raison d'une grave pénurie de carburant, de nourriture, de médicaments et de vaccins.
  • Dans cette situation catastrophique 150 000 nouveaux nés sont attendus au Népal.